Catégorie : Engagements
Nos démarches auprès des Eglises en novembre 2024
Chaque jour des nouvelles désastreuses nous viennent du Proche Orient. Le Conseil fédéral donne l’impression de soutenir le gouvernement de Netanyahou plutôt que de travailler à la mise sur pied de négociations de paix, selon la tradition de notre pays, dépositaire des Conventions de Genève.
De plus, nos autorités tergiversent au sujet de la contribution de la Suisse à l’UNRWA, après l’avoir déjà fortement diminuée. Cette agence de l’ONU est le plus important acteur humanitaire à Gaza.
Pendant ce temps, nos Eglises se taisent. Une prise de parole de leur part permettrait pourtant aux victimes de voir leur dignité reconnue et donnerait une impulsion en faveur de la paix. Elle serait cohérente avec nos convictions chrétiennes.
Lucette Woungli-Massaga et Hélène Küng, pasteures, nous ont proposé un projet de lettre pour les interpeller : voir ici notre lettre à l’Eglise évangélique de Suisse et à la Conférence des évêques de Suisse.
La Conférence des évêques de Suisse nous a ensuite envoyé une lettre dont nous avons apprécié la clarté.
En revanche, le Conseil de l’EERS – Eglise évangélique réformée de Suisse ne nous a répondu, de manière très décevante. Vous trouverez ici la lettre que nous avons envoyée en retour à ce Conseil. Nous y relevons l’absence d’engagement concret de l’EERS alors que les Chambres fédérales ont interrompu le soutien de la Suisse à l’UNWRA avant, peut-être, de le supprimer.
Ceci est grave : l’UNWRA, une agence de l’ONU, est la seule entité présente en effectif suffisant à Gaza pour apporter une aide substantielle aux victimes de la guerre. Nous vous avons alors invité à signer une pétition adressée au Conseil de Etats demandant le maintient de cette aide.
La 13e rente AVS mérite mieux que des slogans simplistes !
Bethléem, d’un Noël impossible à un signe d’amitié
Un geste amical proposé en décembre 2023 par Jean-Bernard Livio, Shafique Keshavjee et Pierre Farron.
Habituellement, Noël à Bethléem est marqué par des manifestations populaires auxquelles prennent part chrétiens et musulmans de la ville ainsi que de nombreux touristes. Les chrétiens vivent ensuite leurs célébrations dans des églises, des communautés religieuses ou dans les chapelles de certaines institutions.
Cette année, plus personne ne peut entrer ou sortir de Bethléem. La situation économique est désastreuse dans cette ville qui vit à 60-70% de tourisme. Les hôtels et les restaurants ont dû licencier leurs employés. Les permis des 16’000 Palestiniens qui travaillaient en Israël ont été révoqués et l’Autorité palestinienne n’a toujours pas payé les salaires de ses employés.
Les autorités de la ville ont décidé renoncer aux festivités habituelles, en signe de deuil suite aux nombreux morts causés par la guerre et ses prolongements.
Que pouvons-nous faire ? Un geste simple, amical, dépourvu de tout jugement politique partisan et de toute polémique. Voir ici :
Jacques Pilet journaliste
Michel Kocher théologien et journaliste à RTS religion et directeur de Médias-pro
Raphael Pomey journaliste, rédacteur en chef du magazine Le Peuple
Shafique Keshavjee théologien et écrivain

Notre Lettre ouverte à la direction de Tamedia et la réponse que nous avons reçue. Le blog de Pierre Farron : Une pérennité peut en cacher une autre.